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    Crises de panique

    Sensation corporelle : pourquoi les palpitations cardiaques ne sont pas dangereuses

    Rédigé par Alex Gervash, pilote professionnel (31 ans d'expérience) et spécialiste de la peur de l'avion (18 ans d'expérience, plus de 16 000 cas traités)

    Vous interprétez les palpitations cardiaques comme le signe d'un effondrement imminent. Ce ne sont pas des symptômes annonciateurs de la mort, mais ceux d'un corps qui se prépare à survivre.

    Sensation corporelle : pourquoi les palpitations cardiaques ne sont pas dangereuses

    « Je vais faire une crise cardiaque. » « Mon corps ne tiendra pas le coup. » « Je vais cesser de respirer. » Voilà le genre de pensées qui surgissent lorsque les symptômes physiques de la peur se manifestent. Vous interprétez les palpitations cardiaques comme le signe d'un effondrement physique imminent.

    Examinons d'un peu plus près la physiologie. La peur libère de l'adrénaline. C'est un véritable carburant. Elle est conçue pour vous aider à courir plus vite ou à vous battre avec plus d'acharnement. Elle accélère votre rythme cardiaque afin d'acheminer de l'oxygène vers vos muscles. Elle vous fait transpirer pour refroidir votre corps pendant l'effort. Elle vous fait respirer plus vite pour absorber davantage d'air. Ce ne sont pas là des symptômes de mort imminente. Ce sont les signes d'un corps qui se prépare à survivre.

    Pensez aux montagnes russes. Les gens crient. Leur cœur bat à tout rompre. Ils sont terrifiés. Est-ce que quelqu’un meurt d’une crise cardiaque à cause de cette émotion ? Non. Pensez à une séance de sport. Votre fréquence cardiaque grimpe à 150 ou 160. Est-ce que vous paniquez ? Non. Vous savez que c’est de l’exercice. Dans l’avion, votre corps réagit exactement de la même manière, mais vous interprétez cela comme un danger parce que vous êtes assis sans bouger.

    Cette réaction trouve souvent son origine dans des expériences vécues pendant l'enfance, où l'on vous a laissé seul face à votre peur. Si personne ne vous a jamais réconforté, la panique vous a alors semblé mettre votre vie en danger. Vous aviez l'impression que votre petit corps allait se briser. Mais vous êtes adulte aujourd'hui. Votre corps est solide. Sur le plan chimique, une émotion ne dure qu'environ 90 secondes si vous ne l'alimentez pas avec des pensées angoissantes. Si vous cessez de vous dire « je vais mourir », cette vague physique passera. C'est désagréable, mais ce n'est pas dangereux.

    En bref

    Vous interprétez les palpitations cardiaques comme le signe d'un effondrement imminent. Ce ne sont pas des symptômes annonciateurs de la mort, mais ceux d'un corps qui se prépare à survivre.

    Alex Gervash - Spécialiste de la peur de l'avion et pilote

    À propos de l'auteur

    Alex Gervash

    Pilote et spécialiste de la peur de l'avion

    • Pilote professionnel (31 ans d'expérience dans l'aviation)
    • Formée en psychologie et en thérapie des traumatismes (EMDR, Somatic Experiencing)
    • Fondateur de phobia.aero et de l'application SkyGuru

    Fort de 31 ans d'expérience en tant que pilote de ligne et d'une expertise approfondie en psychologie et en thérapie des traumatismes, Alex Gervash propose une approche unique du traitement de la peur de l'avion sur phobia.aero. Il a aidé plus de 16 000 personnes à comprendre les subtilités du système nerveux autonome et de l'expérience somatique, afin d'aider chaque passager anxieux à saisir pourquoi les sensations physiques, comme les palpitations cardiaques, ne sont pas des signes de danger. En tant que créateur de l'application SkyGuru — un compagnon de vol numérique au service de plus de 200 000 utilisateurs —, Alex se spécialise dans la démystification de l'aviophobie en s'assurant que l'explication des turbulences à l'aide de données techniques atténue les déclencheurs biologiques de la panique. Son travail comble le fossé entre le cockpit et la connaissance clinique, offrant un parcours complet vers la libération de l'anxiété liée au vol.

    16,000+a aidé
    Reconnaissance par l'ONUNations
    31 ansaviation
    Expertexpertise