Les pilotes clignotent-ils de leurs phares pour signaler la présence de radars ?
Cet article m'a été inspiré par une question humoristique posée dans mes stories : « Pourquoi les pilotes se font-ils des appels de phares ? », avec deux réponses possibles : pour se saluer, ou pour signaler l'approche d'un point de contrôle de vitesse imposé par le contrôle aérien.
Je n'aurais jamais imaginé que la moitié des personnes interrogées choisiraient la deuxième option en toute sincérité. Mais comme des milliers de personnes l'ont effectivement choisie, je pense qu'il est nécessaire que je m'explique.
Pas de policiers de la circulation dans le ciel
Bien sûr, dans le ciel, il n'y a pas d'« agents de la circulation » chargés de surveiller les excès de vitesse ou quoi que ce soit d'autre. Les contrôleurs aériens n'ont pas non plus pour rôle de veiller au respect des règles ni d'infliger des sanctions en cas d'infraction. Leurs missions sont tout à fait différentes.
Un système autorégulé
L'aviation est un secteur autorégulé qui ne nécessite pas de contrôle externe, par exemple en matière de vitesse. En d'autres termes, il n'est pas nécessaire de surveiller les pilotes : aucun d'entre eux ne songerait à dépasser la limite de vitesse ou toute autre limite.
Dans le domaine de l'aviation, la sécurité est une priorité absolue, et si une personne susceptible de dépasser la limite de vitesse ou de refuser de se conformer à d'autres règles venait à occuper le poste de commandant de bord, tout le système de sécurité aérienne serait réduit à néant. On ne pourrait tout simplement pas lui confier des centaines de millions d'euros et la vie de 100 à 500 personnes.
Contrairement à la vie au sol, l'aviation n'a pas besoin de policiers. Dans ce système, les règles sont scrupuleusement respectées sans aucun contrôle extérieur, car le prix à payer en cas d'infraction peut être très élevé.
Ce que cela révèle sur les pensées anxieuses
Le fait qu'un pourcentage aussi élevé de personnes ait choisi la deuxième option montre à quel point la méfiance est forte chez les personnes anxieuses. « Je ne crois pas que quelqu'un respectera les règles sans surveillance. »
C'est pourquoi l'idée d'un « contrôle de la vitesse » dans le ciel leur semble tout à fait logique.
Dans nos cours, notre approche pour surmonter la peur de l'avion vise avant tout à réduire cette méfiance générale envers la vie. Les vols sereins ne sont qu'un agréable bonus parmi les grands changements apportés par cette nouvelle capacité à faire confiance.




